La monnaie nationale depuis plusieurs jours connaît une nette appréciation sur les marchés locaux. Dans les banques, les bureaux de change, ou les commerces, entre autres, elle est sujette de presque touts achats. Mais que n’est-il d’ ”une gourde” ?
Il y a des mois de cela plusieurs zones du pays ne veulent pas, pour ne pas dire plus, utiliser la Gourde (sois une gourde) dans les échanges. Des quelques petits .es commerçants .es, des chauffeurs de transport en commun ou de passagers, plus d’un refuse un paiement ou une monnaie de gourdes. Tous favorisent au moins 5 gourdes, la pièce de monnaie communément appelée ”adoken”.
”Imaginez-vous que l’on ne peut acheter deux sachets d’eau avec 5 pièces. Si vous n’avez pas un ”adoken” vous risquez de mourir assoiffer”, a dénoncé Marie, une commerçante, qui dit être obligée d’appliquer les mêmes conditions pour ses produits.
”J’ai plus de mille pièces de gourde en stockage et personne ne les veut en monnaie qu’en cadeau. Elle exige toute que l’échange s’exécute en ”billet”, ou au moins en ”adoken”, a pour sa part détaillé un fidèle client de la commerçante.
Les deux affirment ne pas être capables d’imposer les monnaies de gourde aux acheteurs, eux-mêmes retissant sur le sujet, ils vont même jusqu’à perdre certaines ventes faute de mésentente.
Si l’État haïtien entend sanctionner les entreprises ne voulant pas fixer le prix de leurs produits en ”Gourde”, ou que ”la monnaie nationale” gagne du terrain par rapport au dollar américain, personne ne semble s’interroger sur le désaccord ”gourdes/adoken, billet” qui devient plus qu’une coutume chez certains Haïtiens.
Pooshy ROSANA